Retificação na palestra de Noël Coret , dia 28 de setembro, ECA- São Paulo

***A conclusão da palestra do Noël Coret no dia 28 de setembro, na Universidade de São Paulo foi tomada a partir de um e-mail que lhe enviou Martine Salzmann em 16 de setembro e, sinceramente, lamentamos que o seu nome tenha sido retirado, porque o autor queria ao contrario,valorizar um pensamento tão relevante como combativo. Para corrigir esse erro, nós publicamos todos os seus e-mail na integra e sem tradução, a fim de não se correr o risco da tradução não corresponder aquilo que foi realmente dito:

“Je désire apporter ma contribution sur la plan de la refondation d’une pensée plastique, en particulier une pensée du geste et de la matière. Depuis plus d’une trentaine d’année, je ne cesse de réfléchir et de créer des œuvres à partir de l’héritage de la modernité du début du XXe. Cet âge d’or doit être continué, réinvesti et surtout réactualisé. J’interroge la possibilité d’une évolution féconde de l’unité théorico-pratique moderne.
C’est sur cet héritage qu’a été créé le Salon d’Automne, et grâce à toi, il se perpétue en esprit.
En s’élargissant par de nombreux partenariats dans le monde, le Salon d’Automne a aujourd’hui les moyens de tenter un contrepoids à l’art contemporain international, mais pour cela, il doit proposer une alternative, une pensée plastique exprimant la réactualisation de la modernité. Seule cette réflexion pourra déjouer l’argument majeur de l’AC qui, pour s’autoproclamer seul détenteur de la pensée en art, taxe de passéisme toute méditation sur la culture européenne.
Refuser la continuité de la pensée artistique est au centre de la politique inaugurée il y a cinquante ans, pour placer New York comme centre mondial de l’art. La rupture entre l’art d’aujourd’hui et celui du passé sape sans relâche les repères de la mémoire collective. Actuellement ce point de vue domine, sans concurrence. Il s’immisce par le haut, discrètement et efficacement. Il travaille à maintenir son hégémonie, en massifiant dans l’invisible les autres points de vue.
Je vois le Salon d’Automne comme une occasion de briser ce consensus. Il faut d’une part armer l’esprit pour reconnaître les virus que transmet l’art contemporain, et d’autre part s’ouvrir sur une pensée artistique qui s’enracine dans la pratique et non dans le concept.”

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